Quelle sera la prochaine crise ?

Soumis par web_team le ven 02/11/2018 - 21:02
Russian roulette

De tout temps on a connu des crises. De tout temps elles sont survenues de manière inattendue, plus exactement elles nous ont surprises. Et à chaque fois on s’aperçoit qu’elles ont été différentes, malgré des similitudes.

S'il est impossible de connaître et de définir réellement une date de début de crise, nous sommes cependant certains d'en connaître une nouvelle qui sera différente des précédentes.

Rappelons comment naissent les crises. En fait, les choses sont assez simples. Une crise naît d'une ou de plusieurs déviations d'éléments fondamentaux. Déviations qui surtout à leur naissance émettent des signaux très faibles, quasi imperceptibles, auxquels on ne prête donc aucune attention ou qu'on sous-estime systématiquement. D'où l'état de surprise total lorsque la crise "éclate".

Alors d’où viendra la prochaine crise ?

Crise financière ?

On parle beaucoup dans les sphères de la finance et de l'économie de la survenue d'une nouvelle crise financière (d’une correction) après une décade boursière faste, les impacts des taux qui devraient remonter, et une croissance mondiale toujours fragile.

Mais alors que la crise de 2008 était d’ordre “systémique” et plutôt bancaire, la nouvelle crise sera plutôt celle des banques centrales qui ont totalement faussée l’économie en générant de la monnaie papier pour sauver les banques et certains états surendettés, et donc une crise monétaire car la monnaie créée par une banque centrale est fiduciaire et n’est garantie par rien. La valeur de la monnaie repose exclusivement sur la confiance que l’on attribue à la banque centrale de préserver le pouvoir d’achat de la monnaie.

Une crise financière d’ordre bancaire, systémique n’est cependant pas à exclure totalement, car les dispositions règlementaires prises ont aussi eut pour effet d’engager des mouvements de concentrations d’établissements bancaires créant ainsi de nouvelles entités “to big to fail” susceptibles de provoquer une crise similaire à celle due à l’effondrement de Lehman Brothers, plus concrètement matérialisées aujourd’hui par les cas de la Deutsche Bank et de Unicrédit.

Une crise liée aux dettes souveraines reste également d’actualité car beaucoup d’états émergents et aussi développés dans le monde, et en Europe notamment avec l’Italie, ont vus leur taux d’endettement fortement progresser et ont vus l’émergence de politiques nationalistes et poussant à la dépense publique, aggravant encore la dette.

 

Crise politique ?

Les zones de tension et de conflits : militaires, commerciaux, religieux, ethniques se sont fortement étendues et durcies à travers le monde engendrant terrorisme, insécurité, flux migratoires inédits à travers l'ensemble du monde.

Les instances de gouvernance mondiale, et aussi européennes se sont montrées incapables de gérer la situation, de résoudre les problèmes. L'ensemble des partis et des pouvoirs politiques nationaux dans les pays développés et démocratiques ont aujourd'hui perdus la confiance des populations qui les rejettent brutalement, au profit de démocratures, de dictatures et de mouvements radicaux, nationalistes, extrémistes et des mesures protectionistes.

Alors que les Etats-Unis sous la houlette de leur Président mènent une guerre commerciale au monde entier et se focalisent sur l’Asie, que la Chine étend chaque jour plus concrètement sa suprématie mondiale, l’Europe vit une crise politique et économique qui menace de la faire exploser avec sa monnaie l’Euro.

Après la Grèce, un cas déjà très difficilement maîtrisé, voici l'Italie, 3ème puissance d'Europe, qui menace l'équilibre financier et politique, alors qu'en même temps la Pologne, la Hongrie, l'Autriche, et pour un peu la France, et même aujourd'hui l'Allemagne ont vus une montée en puissance fulgurante des mouvements nationalistes, minoritaires et la remise en cause de leurs systèmes, représentants et partis politiques pourtant hégémoniques.

Pour l’Union Européenne, ajoutons-y le Brexit.

Au Moyen-Orient, en Afrique du Nord, de l’Est et sub-saharienne la situation est devenue quasi inextricable et les problèmes politiques et économiques sont nombreux dans le reste de l’Afrique comme en Amérique Centrale (Vénézuela, Honduras, Mexique, Argentine, Brésil…).

 

Crise environnementale ?

L’augmentation démographique conjugée à l’augmentation de la durée de vie posent le problème de l’occupation et de l’aménagement de l’espace disponible, de la disponibilité des ressources alimentaires, naturelles et énergétiques, finalement de la pollution de l’environnement.

Mais nous sommes également vraisemblablement confrontés à une période de réchauffement climatique de la Terre (naturel, même si très probablement accéléré et intensifié par les activités humaines) et de mouvements tectoniques des plaques continentales comme en attestent les phénomènes éruptifs, volcaniques de ces derniers temps, avec leurs impacts multiples et très importants.

Trop chauds, trop secs, sans eau, inondées, instables, détruites, désertées ou envahies, polluées, de grandes parties du monde sont touchées et donc ses habitants devront se déplacer et changer avec tous les impacts sociaux et économiques, politiques que cela implique.

Les catastrophes naturelles que nous connaissons ont déjà démontré leur impact direct et concret sur l’activité locale et mondiale, des impacts écomiques, financiers et sur certaines cultures et activités locales.

 

Crise sociétale ?

La bio-technologie et l’intelligence artificielle, les robots, les transports automatisés et autonomes, les conditions environnementales vont profondément impacter et donc changer l’humanité.

Les impacts sur les sociétés actuelles seront considérables, à tous les niveaux, et certains sont déjà insidieusement à l’oeuvre et provoquent des tensions, voire de la violence.

Comment les sociétés vont-elles réagir?

 

Conclusion

Comme on peut le voir, ce ne sont pas les déviations sur des fondamentaux qui manquent. On peut donc fort logiquement affirmer que nous sommes déjà entrés en crise !

Ce qui est nouveau et doit nous alerter d’autant plus fort et vite, c’est que contrairement aux crises vécues ces dernières décennies qui avaient une raison, une origine, un territoire, une dimension unique et assez simple (et pouvait donc être surmontée et se résoudre par une solution unidimensionnelle assez simple), c’est que nous avons toutes les chances de vivre cette fois une crise multifactorielle, multidimensionnelle, chacune venant déclencher, renforcer, agraver l’autre.

Autrement dit, la crise aura cette fois une toute autre ampleur et elle ne saura pas être traitée et surmontée avec nos solutions et nos approches habituelles.

Il ne suffira pas que les banques centrales crééent encore de la monnaie et que les gouvernants nationaux quels qu’ils soient usent d’astuces et de tours de passe-passe, de belles phrases avec de simples mots, et chacun sur Terre sera impacté.

Il faut changer de hauteur et de paradigme.

 

Alors que faut-il faire ?

D.I.V.E.R.S.I.F.I.E.R !

C’est-à-dire :

  • pour 98% d’entre-vous qui sont dans cette situation : au moins alléger significativement ce que vous avez placé en banque et en produits bancaires/boursiers/financiers, et placer/investir dans certains actifs tangibles, physiques, pour limiter les conséquences d’une crise financière

  • alléger significativement vos placements/investissements en Europe et aux USA (+95% des investissements mondiaux sont faits dans ces deux zones) pour les répartir à travers différentes régions du monde, pour limiter les conséquences d’une crise politique et partiellement d’une crise environnementale.

et vous forger une vision du futur pour miser sur des éléments fondateurs de l’avenir.

Car avec près de 100% placés en banque et leurs produits financiers et près de 100% investis en Europe / Usa, vous êtes exposés à 100% sur toutes les dimensions de toutes les crises.

 

Étiquettes